Le SIDA, et si vous en parliez à vos ados ?

25/11/2019

Le SIDA, et si vous en parliez à vos ados ?

6 424 nouvelles infections en France en 2017, 1,7 million dans le monde. Plus de 150 000 personnes séropositives en France, 38 millions dans le monde. Le SIDA est encore bien présent. En France, les moins de 25 ans représentent 12 % des nouvelles infections. S’informer et informer sa famille c’est la protéger ! Suivez nos conseils pour parler santé sexuelle avec vos enfants.

Le SIDA, et si vous en parliez à vos ados ?

Seulement 77 % des 15-24 ans se considèrent aujourd’hui bien informés sur le VIH, contre 89 % en 2014. Prep, TasP, TPE, Trod, IST… Tous ces termes font référence à des situations bien réelles vécues par des jeunes, parfois démunis, pour trouver une information fiable sur un sujet aussi sensible. Il est donc capital d’évoquer ces situations dans le noyau familial, sans tabou et en disposant de ressources médicalement vérifiées.

Internet, source privilégiée d’informations... et d’intox !

S’informer oui, mais n’importe où, n’importe comment ! De vraies idées reçues circulent sur les réseaux sociaux, et même sur certains sites Web, qui sèment de drôles d’idées dans la tête des 15-24 ans.

  • 14 % pensent que la pilule du lendemain protège du VIH,
  • 16 % pensent qu’on peut contracter le virus sur un siège de toilettes,
  • 20 % pensent qu’il existe un vaccin,
  • 50 % ignorent le fait qu’une personne à charge indétectable ne peut pas transmettre le virus.

La bonne nouvelle, c’est que 24 % des 15-24 ans privilégient la famille pour se renseigner sur ce sujet. Il est donc crucial, en tant que parent (ou même grand-parent, tante, oncle, cousin(e)), de pouvoir répondre aux interrogations de vos proches. Bien sûr, il peut être compliqué de se tenir au courant des différentes évolutions des traitements et des techniques de prévention et de dépistage.

À l’heure d’internet, le plus important est donc de disposer de sources fiables, rigoureuses et accessibles. Voici donc une liste de sites web, reconnus pour l’exactitude de leurs contenus :

Vous pouvez bien sûr aussi vous tourner vers votre médecin traitant, un centre de planification et d’éducation familiale (CPEF), un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD)

 

Quelques conseils pour parler de santé sexuelle à ses enfants

En parler au bon moment

Paradoxalement, c’est avant l’adolescence que les jeunes sont disposés à évoquer la sexualité avec leurs parents et donc avant le début de leur activité sexuelle. Ils confient plus facilement leurs interrogations et éprouvent moins le besoin de se distancer. Plutôt que d’aborder ce sujet brutalement, il est souvent plus efficace de rebondir sur un élément extérieur : un élément de l’actualité, un film, une série, ou même une anecdote relative à un voisin ou une connaissance. Il est ainsi plus facile pour un ado de discuter d’un sujet neutre (“Les jeunes mettent moins de préservatifs”) que de raconter directement son expérience intime (“Tu utilises bien toujours un préservatif, n’est-ce pas ?”).

 

L’époque a changé, et les ados ? Pas tant que ça...

Avoir 15-20 ans aujourd’hui est évidemment très différent d’une époque sans smartphone et sans réseaux sociaux ! Notre quotidien est submergé d’images, plus sexualisées qu’auparavant et l’accès au contenu érotique voire pornographique est beaucoup plus courant, malgré toutes les mesures de prévention que peuvent prendre les parents. Pourtant, les statistiques montrent que l’âge du premier rapport sexuel a très peu évolué ces trente dernières années. Les interrogations qui taraudent les adolescents tournent autour de sujets assez intemporels : début et fin des relations amoureuses, relations homme/femme, identité de genre et orientation sexuelle...

Lors d’une discussion avec un adolescent relative à la sexualité, il ne faut pas se limiter à des aspects uniquement liés à la pratique sexuelle. Les relations de couple, le respect, la place de la tendresse, la fidélité, l’épanouissement, sont autant de sujets qui peuvent tout à fait être abordés.

 

La sexualité doit rester avant tout un plaisir

Pour mieux comprendre l’approche de la sexualité pour un adolescent, on peut la comparer à grand parc d’attractions auquel il aurait subitement accès. Si votre discours consiste uniquement à aborder les questions sexuelles sous l’angle du risque (grossesse, IST, déceptions amoureuses, etc.) il risque d’être complètement ignoré par votre enfant.

L’accès à la sexualité représente avant tout l’accès à une nouvelle forme de plaisir (même solitaire !) et un discours qui intègre cette notion de plaisir est plus crédible.

 

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