Faire face aux maux de l’hiver

17/01/2020

Faire face aux maux de l’hiver

Rhume, toux, gastroentérite…Pour ne pas laisser les maux de l’hiver vous gâcher la vie, la MGEFI a réalisé un guide de prévention avec des informations et conseils pratiques à la clé, pour vous aider à passer le cap hivernal en douceur.

Faire face aux maux de l’hiver

-> Téléchargez notre Guide Prévention MGEFI pour retrouver l’ensemble de nos conseils pour faire face aux maux de l’hiver.

Faire face au rhume

Les traitements 

  • Par voie orale : les médicaments dont l’indication est « rhume, rhinite » ne vous guérissent pas, ils améliorent vos symptômes le temps que les défenses de votre corps fassent leur travail. Ils ont de nombreuses contre-indications. Demandez donc toujours conseil à votre pharmacien.

 

Ils contiennent en effet jusqu’à 3 principes actifs : un vasoconstricteur qui diminue la sensation de nez bouché, un antihistaminique qui diminue le volume des sécrétions nasales et freine les écoulements et un antipyrétique/antalgique qui diminue la fièvre, et les maux de tête.

Attention à ne pas faire un surdosage en paracétamol ou en ibuprofène et à ne pas dépasser les doses indiquées. Le traitement ne doit pas excéder 5 jours.

* Ces traitements ne conviennent pas aux femmes enceintes ni aux enfants de moins de 15 ans.

  • Locaux :

    • Solutions de lavages : sérum physiologique, eau de mer, avec ou sans antiseptique/oligoélément et/ou fluidifiant, lavent les fosses nasales et évitent la surinfection.
    • Des solutions isotoniques (peu salées) sous forme de microdiffusion douce ou de jet dynamique, et également des solutions hypertoniques (très salées) peuvent être efficaces en cas de nez bouché.
    • Les gouttes nasales (avec ou sans vasoconstricteur/désinfectant/corticoïde/ huile essentielle/ camphre...) permettent de décongestionner le nez, et de le désinfecter.

Soyez attentifs aux nombreuses contre-indications. Il ne faut jamais prendre un traitement local plus de 10 jours et surtout ne pas associer deux vasoconstricteurs (local et oral).

Quand consulter ? En cas de douleurs intenses, de gêne respiratoire, de température élevée pendant plus de 48 heures, de symptômes persistant au-delà de 10 jours, ou chez le très jeune nourrisson (il est parfois difficile de faire la différence entre un rhume et une bronchiolite).

 

Faire face à la toux

Pour soigner la toux sèche (toux d’irritation) :

  • Les sirops (pas avant 2 ans) ou comprimés agissent le plus souvent au niveau du cerveau pour supprimer le réflexe de la toux. Vous pouvez aussi prendre des gommes, des bonbons, du miel, des tisanes à base de thym…
  • Privilégiez la dernière prise une demi-heure avant le coucher pour passer une bonne nuit et utilisez une cuillère à soupe pour éviter tout risque de surdosage (ne pas boire au goulot !).
  • En cas de conduite d’un véhicule, attention à l’effet sédatif : ne prenez qu’une cuillère à soupe le soir ou préférez un sirop homéopathique (à base de Droséra).

 

Pour soigner la toux grasse (elle permet de désencombrer les poumons en faisant remonter les sécrétions) :

  • Des sirops (lacarbocystéine principalement) ou des sachets (la nacétylcytéine), à prendre 3 fois par jour, sur 5 jours minimum.
  • Il existe aussi des traitements en homéopathie (à base d’Ipéca), en phytothérapie (à base de lierre, d’eucalyptus, de thym) et en aromathérapie comme les huiles essentielles (attention : pas chez la femme enceinte, ni chez l’enfant de moins de 6 ans).
  • Bien s’hydrater, se moucher et se surélever avec des coussins pour dormir si besoin.

 

Dans tous les cas, pensez à toujours demander conseil à votre pharmacien.

 

Quand consulter ? En cas de toux chez un nourrisson (risque de bronchiolite), chez une personne âgée, chez un asthmatique et en cas de fièvre, de sifflements, de douleurs thoraciques, de sang dans les crachats, de dyspnée (difficulté à respirer) …

 

Faire face à la gastro-entérite

Dans la plupart des cas, la gastroentérite est d’origine virale. Elle est le plus souvent bénigne et dure 24 heures.

Le plus important : boire au minimum 2 litres par jour (la déshydratation est le plus grand danger) en variant la nature des apports hydriques (du bouillon salé, des tisanes, des eaux gazeuses, des sodas - pas lights et dégazés au préalable en agitant une cuillère dans le verre ). Attention : chez les bébés et les jeunes enfants, utilisez seulement les solutions de réhydratation. Le cola est déconseillé.

Côté alimentation, privilégiez du riz bien cuit, des pâtes, des carottes cuites, des compotes, des bananes mûres, du jambon, des viandes maigres, du poisson à la vapeur…

 

Quand consulter ?

  • Chez l’adulte : en cas de vomissements depuis plus de 24h ou de diarrhée de plus de 5 jours sans amélioration, de fièvre, de suspicion de déshydratation, de retour d’un pays étranger avec de mauvaises conditions d’hygiène…

 

  • Chez les bébés et jeunes enfants : en cas de signes de déshydratation tels que perte de poids, couches sèches, urine foncée, yeux cernés, fontanelle creuse, s’il dort beaucoup, ne tète plus, ne boit plus, et continue à vomir en plus de la diarrhée... consultez alors très rapidement, ou rendez-vous directement aux urgences.

 

Bon à savoir : faites-les vacciner contre les souches des rotavirus (vaccin oral en 3 doses, à administrer dès 6 semaines, au plus tard à 12 semaines pour la première prise).

 

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